Quand l’écriture devient thérapeutique

  Avec l’aimable autorisation de l’auteur

La jeune fille vient d’être licenciée de son premier
travail.
Youpi, Youpi, Youpi !  Fini
Youpi !
Elle ne peut cacher sa joie, fini les sarcasmes, les allusions
douteuses. Ce type était fou.
Fini l’angoisse du matin. Comment s’habiller, rester
soi-même ? Impossible de faire mon âge, vivre mon âge, adieu jeunesse…
Youpi, Youpi, Youpi ! Fini
Voir son petit copain, lui dire combien elle est heureuse,
elle ne lui fera plus la gueule pour un oui pour un non. Elle sera charmante,
joyeuse comme autrefois. Il ne la plaquera pas.
Youpi, Youpi, Youpi ! Fini
Ne plus agacer ses copines avec ses changements
d’humeur : j’ai envie puis j’ai pas envie.
Elle saura faire la part des choses, oui rigoler avec
insouciance.
Youpi, Youpi, Youpi ! Fini
Claquer la porte et dire allez-vous faire voir ailleurs,
nulle part, mais plus ici. Ne plus mordre son mouchoir pour ne pas  crier ce type est fou.
Youpi, Youpi, Youpi ! Fini
C’est fini pour elle et  pour les autres ? Ne pas franchir la
porte, chercher ailleurs, fuir le plus loin possible, mais comment faire ?
Youpi, Youpi, Youpi ! Fini
Ne plus y penser, faire un trait sur ce passé, cacher la
blessure, taire l’angoisse, courir vite, vite courir.
Youpi, Youpi, Youpi ! Fini
Tant pis  pour
l’argent, chercher autre chose, espérer trouver mieux, c’est même sûr, cela ne
peut pas arriver tous les jours. Se méfier, à qui faire confiance ?
Youpi, Youpi, Youpi ! Fini
Oui c’est fini.
Ne pas céder.
Dominique

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